CHAPITRE 1
Dieu apporte la première évolution du système émotionnel de l’homo sapiens à Adam et Ève
Ce n’est pas un hasard si l’humanité d’aujourd’hui vit des temps qui lui sont souvent incompréhensibles, desquels ressortent des courants émotionnels disparates, qui se regroupent en courants politiques souvent antagonistes entre eux, au sein de nos démocraties occidentales, mais aussi de par le monde.
S’il en est ainsi c’est que nous sommes aujourd’hui confrontés à une évolution émotionnelle majeure, sans laquelle l’humanité irait jusqu’à s’autodétruire, si elle restait dans l’ancienne configuration spirituelle qui génère son système émotionnel depuis Adam et Ève. Cette première évolution date en effet d’il y a six mille ans, et fut le premier pas d’un processus d’apport de la nature divine sur l’homo sapiens, qui était resté doté d’un système émotionnel de nature purement animale depuis son apparition sur terre. Cette évolution émotionnelle n’affecta en rien la génétique humaine, mais fut la première approche d’une transition de son système émotionnel sur une période de sept mille ans, dont l’Éternel Dieu allait gérer les six premiers jours, pour se reposer au septième, au jour du Règne de Christ sur terre et dans les cieux.
Si notre perception de toute émotion se fait au niveau du cœur, ce n’est cependant pas le muscle cardiaque qui en est l’auteur, mais les neurones qui l’environne pour assurer sa bonne gestion, et qui sont mis en place dès les tout premiers jours après la procréation. Ce sont ces neurones qui sont à l’origine de la part du système émotionnel placé dans le cerveau du futur être humain. Dès le cinquième mois de la vie intra-utérine du fœtus, ils forment un réseau de plus de 40 000 neurones environnant le cœur, dont l’ensemble forme un organe sensoriel à part entière, supplémentaire aux cinq sens, qui était inconnu il y a encore une trentaine d’années. Au-delà de toute émotion, que chacun connait très bien, c’est de cet organe que ressort une perception sensorielle d’un certain bienêtre sécurisant, ou d’un mal-être insécurisant, qui se produit de façon quasi imperceptible généralement, dans la présence rapprochée d’une personne, ou face à un emploi mal adapté de sa génétique dans un contexte donné, appelée bibliquement le péché. Dans des circonstances ordinaires, l’adulte n’en perçoit que très peu l’impact émotionnel, du fait que son cerveau priorise à son insu les cinq autres sens, dévolus à des perceptions beaucoup plus matérielles.
Au contraire de l’adulte, le fœtus lui accorde certainement une importance beaucoup plus grande, pour définir le contexte environnant, étant donné que pour lui, il ne s’ajoute à cette perception extra sensorielle, que l’ouïe de façon assez imprécise, compte tenu du liquide amniotique qui l’entoure.
A ce stade il est donc bon de faire la différence entre l’émotion perçue et l’action qui lui sera attribuée, car c’est la logique spirituelle installée dans ces neurones depuis la création de l’homo sapiens, qui définit la nature de base animale ou divine, comme nous le verrons plus loin. Dans le développement de l’humain, c’est en effet à partir de l’interprétation du contexte, perçu au travers des neurones contenant cette logique spirituelle d’autodéfense, à laquelle s’ajoute la perception du comportement maternel dans ce contexte, qu’il en ressort les premières émotions qui viennent impacter la génétique du sujet dès avant sa naissance, pour en faire ressortir une action relative à l’émotion perçue. Les données correspondantes sont alors enregistrées dans les neurones concernés du cerveau, pour pouvoir reproduire des actions similaires dans des situations assimilables à la première.
Il est donc vraisemblable que si l’homo sapiens pré Adam et Ève à l’âge adulte, ne percevait de la part de cet organe neuronal, que les valeurs accordées à sa propre survie corporelle, aucune autre perception, liée au péché, ne venait impacter son système émotionnel purement animal, lié à ses désirs limités par la crainte. En complément à cette logique spirituelle encore imprécise, bien que fort évoluée par rapport aux autres logiques animales, l’Éternel Dieu y avait adjoint un tuteur spirituel répressif, afin que toutes les analyses, que cet être nouveau allait pouvoir extraire de cette logique, ne l’entrainassent pas au-delà des limites pour lesquelles sa génétique avait été conçue.
La toute première perception du Saint-Esprit depuis ces neurones par Adam et Ève, permit donc à Dieu de définir l’humain fait à son image, même si cette perception du mal-être perçu face à une première « désobéissance » dans un contexte donné, n’était encore que très faible en rapport à une quelconque convoitise matérielle, à laquelle sa logique spirituelle animale l’incitait. Ses analyses de nécessité de survie venaient alors fausser le ressenti de cette première désobéissance, et disparaissait dans les profondeurs de son cerveau, comme il en est encore majoritairement aujourd’hui, en dehors de l’apprentissage parental et environnemental.
Il y a plusieurs raisons à ce genre d’évanouissement de cette perception, car au fil des mois de grossesse de la mère, ce ressenti au niveau du cœur produit différents centres émotionnels au niveau du cerveau. Si le premier centre est entièrement lié à la vie végétative et correspond à la période embryonnaire des deux premiers mois de grossesse, le second centre émotionnel, correspond bibliquement à l’esprit. Il englobe toutes les données émotionnelles recueillies durant la période fœtale, jusqu’à la naissance, et subit alors un processus de « programmation » qui regroupe les valeurs sensiblement égales sur les neurones les plus forts, au détriment des plus faibles qui meurent. Cette « programmation » génère alors un amalgame des émotions entre celles qui sont liées à la peur de la mort, et celle du péché ressentie beaucoup plus faiblement.
Cela est d’autant plus marqué, que tout l’apprentissage qui s’accumule ensuite dans la troisième partie du cerveau, comme données émotionnelles supplémentaires durant l’enfance, nait autant de l’enseignement que des circonstances environnementales et permet seulement d’affiner les comportements émotionnels, en rapport à des contextes mieux évalués. Le mimétisme qui est majoritairement utilisé pour en extraire les comportements à adopter, est une source d’autant plus pernicieuse en rapport à la perte sensorielle du mal-être, face au péché, que le sujet qui prend modèle, adopte des attitudes qu’il considère bonnes chez l’autre, sans se poser la question en bas âge, de la justesse de ses comportements devant Dieu. Il ne peut pas en effet comparer l’émotion éprouvée par celui sur qui il prend modèle, par rapport à sa propre émotion face à une action qu’il commet lui-même. A cela s’ajoute alors à l’adolescence une nouvelle « programmation » psy15fr de toutes les données recueillies durant l’enfance, du même type que celle de la naissance, qui vient encore une fois amalgamer de nombreuses perceptions sensorielles. Il en nait pourtant les sentiments dans différents centres émotionnels de la troisième partie du cerveau, qui se stabilisent vers l’âge de vingt-cinq ans, en tenant particulièrement compte de la sexualité. Ces sentiments, alliés aux analyses, cérébrales forment à l’âge adulte, ce qui est appelé bibliquement « l’âme ».
Les deux programmations émotionnelles de la naissance et de l’adolescence, ont un effet prépondérant sur la vie de chacun, car celle de la naissance verrouille l’accès à un changement de nature, et scelle les droits et devoirs spirituels du tuteur répressif placé par Dieu sur cette logique, tandis que celle de l’adolescence masque à l’intéressé tout rapprochement direct de cause à effet, d’un comportement donné en rapport à l’émotion perçue. Toutes les acquisitions émotionnelles accumulées durant l’enfance ne viennent seulement qu’en correction du système déjà établi à la naissance, sans pouvoir en changer la nature, aussi proche du Saint-Esprit soit cette correction. Nous retrouvons par contre tous les comportements individuels incompris de l’intéressé lui-même, lorsque certaines émotions sont confondues avec des circonstances traumatisantes, puisqu’il n’est plus possible de faire cette relation de cause à effet, en dehors d’une psychanalyse ou une psychothérapie, qui sont assimilables une décompression de fichiers informatiques non utilisés, au niveau du cerveau.
Toute forme de programmation, issue de la nature de base animale, présente ainsi des erreurs, si petites soient elles, étant donné l’imprécision initiale de cette logique spirituelle, structurée sur un amour égocentrique, qui génère des désirs devants être limités par la peur, dans un système récompense/punition, auquel est adjoint cet ange répressif.
Si l’enfance peut paraitre simple, étant donné que le système émotionnel est alors une éponge, qui ne cesse de se remplir, l’imprécision se multiplie à l’âge adulte, face à la sexualité intervenant tardivement dans cette programmation. La seule variation d’intensité possible de l’action programmé, dont les données ont été sélectionnées pour répondre à un contexte donné, ne peut plus se faire alors que par l’application de ce que nous appelons aujourd’hui le quotient émotionnel (QE), mentionné bibliquement sous la forme de la « Maîtrise de soi ». Cette variation reste d’autant plus subjective, en rapport au degré de correction à devoir appliquer à l’action programmée dans un nouveau contexte, que de façon intuitive, le cerveau conduit à assimiler ce contexte, à un contexte connu et déjà éprouvé, qui vient compliquer le degré d’adaptation à obtenir par la maitrise de soi.
Il n’y a donc rien d’étonnant qu’Adam et Ève ne surent pas utiliser la nouvelle perception du Saint-Esprit, qu’ils venaient de discerner dans certaines situations particulières. Cette trop faible perception du Saint-Esprit sur l’humain ne permit donc pas à l’Éternel Dieu de retirer le tuteur répressif, placé sur cette logique spirituelle, pour en conserver la capacité d’intégration à sa création, malgré sa génétique le permettant, comme nous le verrons dans les chapitres suivants.
L’Éternel Dieu commença toutefois de les appeler hommes et femmes, faits à l’image de Dieu, car même si cette perception était encore très imparfaite et non incluse dans la logique spirituelle qui créait déjà leur système émotionnel, les bribes ressenties comme venant de Dieu, allaient permettre un début d’obéissance grandissant par l’enseignement au fil du temps. C’est aussi parce que dès avant la naissance le fœtus est déjà influencé par la nature divine du Saint-Esprit, que son système émotionnel ne fut plus considéré de nature purement animale, mais simplement « charnelle », car c’est ce qui fait la différence entre l’homo sapiens pré Adam et Ève et l’humain d’aujourd’hui, malgré leur même génétique.
Tant que le système émotionnel de l’homo sapiens resta de nature cent-pour-cent animale, le tuteur spirituel répressif se justifia pleinement, malgré ses imprécisions en rapport à la volonté divine, mais lorsque l’humain pu commencer d’en faire la différence avec le Saint-Esprit, Dieu commença de l’enseigner à rechercher cette perception de nature divine, selon ce qu’il était capable de la percevoir et de l’assimiler. C’est pourquoi, cet ange répressif, ne pouvant plus accéder lui-même à une dimension identique à celle de l’humain sur terre, devint alors celui qui, selon les circonstances bibliques, fut appelé le serpent par Adam et Ève, ou l’ange exterminateur lors de la sortie d’Égypte, ou Satan, ou le menteur, ou encore l’ennemi de nos âmes.
C’est la situation émotionnelle humaine que l’Éternel Dieu utilisa durant tout l’Ancien Testament, pour se manifester au peuple qui était sans doute le plus apte à porter témoignage de son passage sur terre et des bienfaits dont il veut aujourd’hui faire bénéficier tout humain sur terre.
Dieu utilisa alors la façon dont ce peuple pouvait comprendre la valeur de l’erreur, par la mort du pécheur, bien que ce n’ait pas été pour en conserver indéfiniment le mode d’action, mais pour en démontrer la valeur spirituelle. Si c’est souvent là où le bât blesse, ce n’est pas uniquement la faute de certains humains plus que d’autres, qu’il en est ainsi, mais à cause de la nécessité à ne pas laisser l’humain s’égarer hors des valeurs divines, sans qu’il y ait une possibilité de le ramener à la raison, jusqu’à ce que se produise la bonne évolution émotionnelle sur l’humanité. C’est donc là le principal point à retenir, pour comprendre la nécessité de nos différences entre l’homme et la femme, tout autant qu’entre civilisations ou cultures religieuses, sans en condamner quiconque, car c’est une nécessité commune à tous les systèmes évolutifs divin, comme nous allons en poursuivre la découverte tout au long de notre lecture.